Rares sont ceux à la Direction Générale Industrielle qui ne sauraient rien de l'École de formation de Vilgénis. Créée en 1948, l'école technique a formé quelque 2 600 mécaniciens avion, - 1 800 travaillent encore aujourd'hui. En 1997, on a modifié son statut en opérateur pédagogique du Centre de formation des apprentis (CFA) des métiers de l'aérien de Vilgénis. Elle propose deux formations, les formations basique avion (Service DF.EK) et type avion (Service DF.ER). DF.EK a pour client le CFA (apprentissage et formation initiale) et AFI (formation continue, conversions et produits JAR 66). DF.ER dispense aux mécaniciens les "qualifs" avion.
L'école compte 35 formateurs, anciens mécaniciens, électroniciens ou techniciens avion, parmi lesquels d'anciens élèves comme F. H., instructeur pour les stages moteur. Avec son diplôme de mécanicien avion option CME, il travaille entre 1985 et 1993 à DM.JE (petit entretien avion), puis comme metteur au point à la DM.PQ. Puis, il rejoint l'atelier moteur (MI.WR/CDG) comme coordinateur de production. Entre-temps, il a obtenu les "qualifs" B.727-200/ADV, A300-module N1, 737-200, B.737-300/400/500 et le Module général de maîtrise en 1994. En 1996, devenu formateur, il réalise et anime des stages basiques et de qualification moteur en formation initiale et continue.
Un exemple de stage, le GE90 : Notre client MM.WA nous a demandé de créer un stage GE90-94B pour octobre 2003, (arrivée du premier GE90 en atelier), explique-t-il. Après un stage chez le constructeur en 2001, l'étude du manuel de maintenance et 289 h de préparation, notre travail a abouti à un support de cours numérisé. un livret de formation et un questionnaire d'évaluation. La session pilote a eu lieu à la date promise, la troisième aura lieu en mai. »
Il se souvient que D. B. l'avait accueilli à l'école par ces mots : « Le formateur en sait moins que ses stagiaires, spécialistes de leur domaine. » Il faut savoir utiliser les compétences des autres.