AU DELÀ DES BOUCHURES
La campagne 1973/1974 démarre avec comme chef de centre Émile Lucas. Progressivement, les effectifs de Montaudran passent alors de 800 personnes à 700 personnes.
Été 1976, Pierre Oziol remplace Émile Lucas. Dès 1977, en remplacement des travaux disparus, des moteurs à pistons, le transfert de la charge de révision des turbopropulseurs Dart de Rolls Royce équipant les Fokker de la Postale, — charge effectuée précédemment par le centre de révision de Courbevoie et transférée au centre industriel de Roissy en 1974, — est envisagé. Il sera réalisé en 1978, avec le concours d'Yvon Bastard et de Pierre Bacconnier.
Été 1978, Pierre Manigault remplace Georges Prévost comme Adjoint chargé de la production. C'est à cette époque que l'ensemble des fabrications des meubles de cabine avions, dont l'important volume lié à l'équipement des B 747, sera confié au centre de Montaudran.
Été 1981, Gilles Decroix succède à Pierre Oziol comme chef de centre.
Pierre Manigault sera son Adjoint production et chef de centre intérimaire jusqu'en mars 1983. B 707 et B 727, mais aussi Fokkers de la Postale, DC 3 de l'armée sénégalaise, moteurs Dart et fabrications des galleys sont traités par Montaudran
Septembre 1992, l'A 320 démarre une nouvelle chaîne d'entretien.
Les années quatre-vingt-dix, le centre se consacre aux révisions des B 737 et des A 320, mais un grand projet se dessine pour Airbus qui étudie la création d'un grand complexe situé à l'ouest de l'aéroport de Blagnac
Air France achète alors un vaste terrain ayant un accès aux pistes d'envol, se propose d'y construire des hangars adaptés et de donner un nouveau souffle à l'entretien, en délocalisant Montaudran dont la piste et le cône d'envol et la proximité de l'agglomération posent important problème.
Ainsi va naître le pôle toulousain Aéroconstellation.
Le jeudi 18 décembre 2003, sur le terrain de Montaudran souffle l'Autan dit le noir, ce vent qui vient du sud-est et qui a mauvaise réputation, quand à 15 h 30, l'Airbus A 320 s'élance pour un dernier envol sur cette piste, une grande tristesse se lit sur tous les visages présents. Un ancien évoque alors ce premier vol du jour de Noël 1918 ou germait dans l'homme Latécoère, l'idée inconcevable d'une ligne aérienne vers des pays lointains. Et les têtes se penchent à l'évocation des héros disparus.... Et, alors que le soir tombe sur Montaudran, certains songent à ce soir du 7 décembre 1926, quant au large de la ville de Dakar, elle aussi plongée dans l'obscurité, sombrait l'hydravion La Croix du Sud qui entraînait dans un dernier sommeil Jean Mermoz et son équipage.
Aérospace Valley, pôle toulousain de l'aéronautique et de l'espace accueille désormais,
Le musée des pionniers : À l'intérieur du pôle toulousain Aérospace valley, un espace dédié à la mémoire des pionniers des lignes Latécoère et Aéropostale ainsi qu’au quartier de Montaudran -berceau de l’aéronautique à Toulouse - accueillera une exposition permanente de 1 000 m² entre immersion dans l'aventure des pionniers et découverte de l’histoire du site.
Les Jardins de la Ligne : Situé le long de l’ancienne emblématique piste d’envol de l’Aéropostale, cet espace paysager de trois hectares met en scène les ambiances des trois continents traversés par la ligne de l'Aéropostale. Une manière de revivre l’aventure en traversant les paysages et milieux climatiques de huit pays différents de Montaudran à Valparaiso au Chili.
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