AU DELÀ DES BOUCHURES
1 Certains termes techniques diffèrent entre anglais du royaume-uni et américain : exemple train d'atterrissage, landing gear pour le constructeur US, undercarriage pour le constructeur britannique. Le destructeur de portance sera appelé spoiler par les américains et airbrake ou aérofrein par le constructeur français dans la version anglaise des documents concernés.
2 Dans les conditions évoquées dans une précédente chronique, « Georges Fangeat, un improbable déclencheur... »
3 Ce nouvel appareil — aile à grand allongement (épaisseur réduite de 15% vs le L 1049), voilure en lame de sabre à profil dit pseudo laminaire, à envergure accrue d'environ dix mètres par rapport au L 1049, et constituée, en majeure partie, de grands panneaux structurés fraisés dans la masse (robustesse, capacité en carburant des réservoirs structuraux nettement augmentée et moindre risque de fuites de ceux-ci), permettant un plus grand éloignement du fuselage (moins de bruit et de vibrations en cabine) des quatre puissants moteurs Turbo-compound Wright R 3350 988TC18EA2 (moteur à 18 cylindres en double étoile récupérant les gaz d'échappement sur turbines restituant directement leur puissance sur l'arbre moteur) atteignant 3250 ch au décollage, 4 hélices Hamilton à vitesse constante et commande de pas hydraulique très bien synchronisées — que TWA a incité Lockheed à produire et a mis en ligne dès le 1er juin 1957, de poids double, mais de charge marchande triple du L 749 et volant à une vitesse de croisière supérieure de 200 km/h au Constellation, concurrent du Mac Donnel Douglas DC 7, possède, selon les experts, beaucoup d'atouts et une rare élégance.
Avec le Lockheed L.1649A, la grande famille des « Constellation » et des « Super Constellation » trouve son achèvement.
Mais, la production de l'appareil est concurrencée par les délais plus courts offerts par M.D Douglas avec son DC 7 — équipé, lui aussi, des mêmes puissants moteurs, — et parasitée par les promesses techniques, à peine croyables qui se répandaient et troublaient alors les Compagnies aériennes avec le projet du B707.
Air France tentera de les maintenir en exploitation alors même que les premiers Boeing 707 et les DC-8 commençaient à survoler l'Atlantique Nord en offrant aux passagers un confort sans précédent.
(cf. site Aviatechno : les constels, le L 1649 : tout sur l'appareil, y compris les moteurs).
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