Pour ma part, l'objectif principal concerne maintenant les chaînes SE 210. ou sont désormais utilisés en vue de validation, les nouveaux bons d'opérations, (découpés par zones et conçus de façon identique à ceux utilisés sur B707) étudiés par l'échelon central, faire vivre le nouveau planning SE 210 de la même façon que celui du B707, et de définir les futures caisses d'opérations matières destinées à l'entretien de Caravelle.

Le lancement de la première chaîne SE 210 est confié à Marcel Boukandoura, agent récemment promu en catégorie maîtrise. C'est lui qui a étudié sérieusement le dernier planning, et qui, pour la circonstance, vient de passer de l'Échelon central au Lancement et d'être affecté à la première chaîne de révision des Caravelle. Type intelligent et actif, Boukan, ne souhaite cependant pas avoir sur chaîne un engagement égal à celui de Brian. Je le regrette.

La seconde chaîne SE 210, voit débuter, comme agent de Lancement, Grandhomme Georges qui, visage souriant, anecdote en tête et courte bouffarde à portée de mains, arrive de Vilgénis où, beaucoup s'en souviendront, il était instructeur.

Le quatrième poste d'agent de lancement sera tenu par un BTS récemment embauché, jeune breton de souche et de visage, sympathique et dévoué, à former.

Côté préparateurs, concernant le B707, dont le leader demeure Gilbert Cabot, l'objectif est, s'il y a lieu, de compléter le nombre d'items de chaque caisse actuelle, et, sous réserve de justification, de créer éventuellement des caisses supplémentaires. S'agissant du SE 210, j'ai associé Manuel Diez avec le père Sauvanot, metteur au point dépassant la cinquantaine, homme compétent et appliqué dont les connaissances déjà acquises sur les besoins matières Caravelle, seront très utiles, pour définir, avec précision, les futures caisses d'opérations.

À l'échelon central, trois, agents de maîtrise, originaires du Centre d'Alger, et chassés d'Algérie suite à l'autodétermination, sont désormais en poste à l'échelon central.

L'année 1963 débute par un moment surprenant et fort cocasse. Il se trouve que Pierre Carriole et Georges Valette ont eu un avancement au premier janvier. Rien de particulier à en dire, sauf que notre chef Valette, au comble de la joie et peut-être de la surprise en apprenant cette agréable nouvelle, éprouve le besoin irrésistible de traduire, de curieuse façon, son émotion et sa satisfaction devant Roger Dombre et moi, alors que nous que nous évoquons les particularités des prochains chantiers de visites. Ouvrant, avec une vigueur inaccoutumée la porte de mon bureau, et offrant aussitôt un visage hilare et un œil malicieux, notre homme, semblant comme transformé et enflammé par cette distinction, s'émancipe alors par une soudaine et savoureuse déclaration associant, — dans ce qui ressemble à une dialectique involontaire mais habile —, Carriole, dans son envolée :

« Alors Messieurs, vous saurez désormais que le grand chef et moi, on n'est pas si con que ça, ... puisque Scherrer lui-même a reconnu notre mérite par un avancement... »

Éberlués et souriants, nous le félicitons à haute voix pour cette distinction, et … intérieurement, mais très silencieusement, pour l'originalité de la scène que nous venons de vivre et d'apprécier avec notre sens habituel de l'humour.

Au mois d'avril, Georges Valette quitte le grand entretien avions pour prendre le poste de chef du service chargé, à la direction du Matériel, de la vente des surplus de matériels. Je continuerai d'avoir de bonnes relations avec lui, et le moment venu, il essaiera de me rendre service concernant un stage d'études envisagé à l'étranger.

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