LANCEMENT et … COORDINATION ( épisode 4/4)
Chef d'un échelon regroupant 35 personnes.
Direction du matériel, GE des flottes B 707, SE 210 et conventionnels. Hangar N5 d'Orly. (juillet 1963, février 1966)

En vue de la campagne de grand entretien 1963/1964 qui doit démarrer avec deux chaînes B 707 et deux chaînes SE 210, chacune avec des immobilisations de deux semaines, juillet et août 1963 ont été consacré, par l'ensemble Préparation, à peaufiner l'ensemble des bons d'opérations de chaque type d'appareil, à établir le planning Caravelle en 9,5 jours dock, ainsi qu'à définir et réaliser, pour chaque chaîne SE 210, une trentaine de caisses d'opérations matières. L'important investissement réalisé au bénéfice des quatre chaînes, préoccupe beaucoup, le bon gestionnaire qu'est Duménil, lequel s'ouvre de sa préoccupation à Carriole, à Kientz et... à moi, afin de bénéficier du concours des préparateurs pour veiller à la bonne exploitation de ces caisses. Je l'assure de mon concours, mais lui rappelle un point dont il est convaincu, — mais dont il n'arrive pas à convaincre Carriole, — savoir que s'agissant de leur exploitation, il me semble très nécessaire d'engager la responsabilité de chaque chef d'équipe...

Avec le concours de l'agent de lancement de chaque chaîne, j'établis les effectifs à mettre en place sur chaque chaîne et cette information clôture désormais les conférences d'entrée de visite qui ont lieu une décade avant chaque immobilisation avion. Aussitôt après, j'informe Dombre des besoins en effectifs, et de toutes les exigences et particularités de visite à prendre en compte dans l'analyse des suites à donner aux éventuelles futures demandes. Ainsi, concernant les effectifs et les horaires de travail, nous sommes désormais en contact de travail hebdomadaire. Qu'il soit bien clair, mon rôle consiste non pas à tout régenter, mais à fournir aux personnes en charge de la gestion des effectifs ( Adjoint chargé de la production, contremaître chaîne concernée et Dombre) les bases et les références communes, lors de chaque arbitrage à rendre.

Compte tenu de l'importance du programme à réaliser, l'adjoint chargé de la production, suit tout cela avec attention et vient régulièrement, seul ou avec Mirik, prendre mon avis sur tel ou tel point intéressant la situation. Cet usage me conduit à dresser rapidement, en fin de journée, avec les agents de lancement, la liste des difficultés rencontrées et de l'état d'avancement de leur traitement. Dans le même esprit, chaque matin, quelques minutes d'échange avec chaque contremaître, permettent dans un bon climat de corroborer, en commune analyse, les informations principales et les actions en cours. Je suis personnellement satisfait de l'intérêt de ces contacts et, pas mécontent de l'estime que semble me témoigner Treins.

Parmi les arbitrages rendus par Treins, un le fût dans une atmosphère tendue concernant une caisse d'opération B 707 d'un coût très élevé, au sujet de laquelle, Duménil et moi avions un point de vue opposé. Dans mon bureau, lors de la courte discussion intéressant cet arbitrage, j'obtins une décision favorable de Treins, en veillant à ne pas faire perdre la face à mon ancien chef, lequel avait suivi mes débuts avec attention.

« Monsieur Treins, notre ami Duménil a tout à fait raison sur le plan financier, mais, compte tenu du programme et des délais d'immobilisation, je pense avoir raison sur le plan économique... »

« OK, on y va... monsieur Duménil, vous préparez la caisse... »

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