*//* Utile complément d'information suite aux interventions bienvenues, — après lecture de la chronique — de nos amis Roger Deleau et Rémy Delenne, anciens du CIV (1957/1960) :

Les deux compagnons victimes de cet épouvantable accident étaient Broglia (surnommé Titou, originaire de Marignane et de retour du Centre d'Alger) et Laforêt André.

Titou Broglia, totalement engagé dans le logement des aérofreins, avait, subi un violent écrasement dû à leur fermeture. Il est décédé des suites de cet accident en fin d'année 1964.

André Laforest, suffisamment moins engagé corporellement dans le logement, fut d'une certaine façon « protégé » par le corps de son collègue Broglia et, après soins, survécu.

Rémy Delenne, à l'époque chef du bureau technique A-310 (MI-VA), indique qu'André termina sa carrière dans ce service. Quant à Roger Deleau, il a ultérieurement vécu un incident qui aurait pu, là aussi, avoir une fin tragique, lors d'une intervention de fin de chantier, alors que les portes de visites sont toutes refermées et que les fourreaux de sécurité (outillages de sécurités réalisés après l'accident de Boglia et Laforest) sont en place. Alors que Roger effectuant le démontage des sécurités a déjà enlevé le fourreau du vérin de droite et qu'il s'apprête à retirer celui du vérin gauche, le groupe hydraulique est intempestivement mis en route. Aussitôt la pression hydraulique actionne les aérofreins vers la position « rentrés », mais heureusement la seule sécurité demeurée en place contraint l'aérofrein, lequel se tord sans se fermer, situation qui fait que le père Deleau s'en tire, heureusement sauf.

Tout ce récit nous a également remis en mémoire l'accident effrayant de notre collègue mécanicien équipements qui avait trouvé la mort lors d'une manipulation des portes du hangar. C'est à la suite de cet accident mortel que des sécurités et un avertissement sonore ont été installés par Aéroports de Paris, propriétaire des hangars. Si quelqu'un retrouve son nom, qu'il le signale, afin que je complète cette info.

1 Cette étiquette de couleur, visant à être fixée, par son propre fil à freiner, à la commande du circuit concerné, au poste de pilotage, — circuit dont, pour motif de sécurité lors du travail de tel ou tels intervenants, on veut interdire le fonctionnement, — avait fait l'objet d'une note de présentation et d'utilisation diffusée à chaque chef d'équipe.

2 En avril 1964, Jean Mirikelam, fût muté à la Subdivision entretien de la Division Avions de l'escale d'Orly. Un peu plus d'un an plus tard, il quittait la Compagnie pour prendre un poste à la SEMA. Lors d'une rencontre impromptue devant l'aérogare d'Orly, sans évoquer les causes de son départ, je lui ai demandé s'il regrettait la demande qu'il m'avait un jour exprimée, concernant Kientz. Un peu agacé, il me répondit qu'il regrettait simplement d'avoir défendu l'idée de m'envoyer au CÉSI. Je fus désolé de le voir afficher cette attitude. En le quittant, en souvenir des bons moments, je lui souhaitai bonne chance, et lui serrai la main avec tristesse. J'étais de plus en plus convaincu que quelqu'un d'autre avait essayé d'utiliser sa jalousie contre Kientz.

3 ces messieurs de bois-joli : cette expression m'est venu un jour, alors que je me souvenais de la première notation professionnelle remplie par Duménil, un an après mon démarrage en faisant fonction agent de maîtrise. À cette occasion, après avoir remplies toutes les cases « très bon », notre cher Dudu, avait, à juste titre baissé d'un octave dans sa conclusion en écrivant conclu « fera un bon agent de chaîne dans l'avenir ». Alors que je lui faisais observer, à tort, qu'un total de « très bons » débouchait au global sur un bon, Dudu m'avait gentiment fait observer qu'il notait de niveau très bon une catégorie 2, dont il pensait déjà qu'elle deviendrait un bon élément de catégorie 3. Pour me rassurer définitivement, il avait ajouté dans la foulée : « Ne t'inquiète pas tu sembles être d'un joli bois, un bois dont on fait les flûtes... » D'où l'appellation donnée à ces messieurs des Grandes écoles...

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