La quatrième mission qui me sera confiée, consiste, pour chacune des activités, à étudier la situation actuelle et à examiner, les conditions d'un possible développement, dans des conditions techniques, sociales et économiques raisonnables.

À l'effet de proposer des solutions concernant l'objectif d'un développement possible, je recueille successivement les avis de Schuester, et des frères Préault, avant de faire mes propres observations.

Avis d'entrepreneur avisé et prudent de la part du PDG insuffisamment technicien, qui, ayant acheté ces unités de production depuis plus de cinq ans, n'a fait depuis aucun investissement.

Avis éclairé de Schuester concernant la seule activité de chaudronnerie industrielle. S'agissant de la plasturgie et d'une chaîne moderne de fabrications de gants de protection avec objectifs de qualité et de volume, il demande à être épaulé par un technicien expérimenté de haut niveau.

Après conduite de mon enquête et analyse récapitulative de la situation en accord avec Jean Préault, je dépose mes observations et premières conclusions auprès de René Préault :

1/ Dans cette entreprise, le PDG ayant joué jusqu'alors un rôle historique majeur, concernant, à la fois, le démarrage et l'animation (plus ou moins précise, objective et continue) de toutes les activités du groupe, la structure de l'entreprise, les responsabilités de chacun, et particulièrement la position de Monsieur Schuester (délégation reçue, objectifs fixés, moyens alloués), sont insuffisamment précisées. La forte personnalité du PDG freine parfois l'expression des points de vue, les initiatives et certains essais.

2/ Quai de Jemmapes, les activités commerciales (y compris importations) implantées, sont nettement définies et contrôlées concernant la Protection Industrielle Moderne (PIM), bien définies mais insuffisamment animées concernant la visserie (sous-traitance et vente) et contrôlées par le PDG concernant les agents commerciaux et par le directeur commercial concernant les importantes fournitures aux pétroliers.

3/ Un regroupement géographique de l'ensemble des unités de Paris et de Châteauroux, s'avère irréaliste. Le regroupement des activités de mécanique et de chaudronnerie, pour des raisons de surfaces et des raisons d'accès à l'atelier, est impossible à Paris. La délocalisation dans l'unité de Châteauroux de l'atelier de petite mécanique et de la visserie sous-traitée, bénéficiaires dans l'immeuble parisien du siège, d'un traitement regroupé et d'une gestion commune ( fabrications, sous-traitance, approvisionnements/magasinage), ne peut être retenue, sauf à y réimplanter toutes les activités du siège.(aspects financier, économique, et social à mesurer).

4/ Compte-tenu des charges trop aléatoires de l'atelier de chaudronnerie industrielle de l'unité berrichonne, — lesquelles procèdent des démarches, majoritairement locales, du seul directeur Schuester, — il convient de rechercher un développement de cette activité en appelant, au delà de la région, des charges supplémentaires, d'origine diverses, de nature à mieux équilibrer le plan de charge annuel. Cet objectif suppose une publicité nationale et l'embauche d'un démarcheur commercial à vocation de recherche de marchés, de façon à libérer le directeur de cette tâche, afin qu'il se consacre pleinement aux deux unités de production de son site (chaudronnerie et plasturgie). L'embauche de professionnels accompagnera progressivement les charges nouvelles et leur nature.

5/ Le développement de l'activité de plasturgie, essentiellement centrée sur la fabrications des gants de protection doit impérativement prendre en compte les aspects qualité et quantité. Pour cela, il est nécessaire d'embaucher un technicien de haut niveau, possédant également des qualités de gestion et de commandement et capable, sous l'autorité du directeur, de définir les procédures, formations et investissements exigées pour une production de qualité.

 - 214 -