AU DELÀ DES BOUCHURES
réussi à me déclencher des maux de tête durant cette période d'étude, je lui dois (en partie...!) une mention « très bien » obtenue à l'occasion de la soutenance de ce mémoire devant jury.
C'est désormais mon chef de service.
Les études suivantes me sont rapidement confiées :
1/ concernant la base d'Orly,
- les spécifications d'études concernant le hangar N8 destiné, dès 1974, à la seconde chaîne de Grand Entretien des appareils B-747 du groupe Atlas, (groupe de coopération technique, créé le quatorze mars mil neuf cent soixante-neuf , regroupant les compagnies Air France /AF, Alitalia /AZ, Lufthansa /LH, Ibéria /IB, et Sabena /SN),
- l'étude (horizon 1980), des besoins en surfaces des activités ancillaires au grand entretien Avions, savoir les activités de peinture, menuiserie et plasturgie et leur réimplantation dans un bâtiment annexe au hangar N8, et de l'activité de chaudronnerie et la réimplantation de ses surfaces dans le Bâtiment en travées.
2/ concernant la future base de Roissy (ouverture prévue mars 1974),
- le Hangar H1 (cellules 1 et 2), abri multi-flottes au départ (B 747, B707, B727), et l'importante annexe abritant au rez-de-chaussée les magasins et bureaux de l'activité de Petit Entretien et au premier étage l'activité « Aménagement commercial », puis de la cellule 3 du H1 ( dimensions identiques aux deux autres cellules du fait du parti de construction choisi).
- le bâtiment de l'activité « Révision roues et pneus »,
- le développement de l'activité lavage des avions niveau 1980 et l'aire de lavage,
- l'installation en zone d'entretien d'une station de reprise et d'avitaillement carburant,1
- l'appréciation économique touchant les principaux investissements d'équipement industriel.
Ces études importantes, vont me conduire à avoir des échanges avec chaque organisme concerné, et pour les hangars, avec le Département des Installations Fixes installé dans la tour Montparnasse, ainsi qu'avec Aéroports de Paris, et à travailler, souvent, en liaison, voire en complicité, avec Guy Thiriet. L'ensemble de mes notes de travail et courriers, contrôlées par mon chef direct, sont signées du Chef de département.
Jean Loviny, alias Jeannot Lapin pour le service, est un chef sympathique, ouvert à la discussion mais attentif aux risques d'élargissement des sujets, soucieux à juste titre des coûts de certains investissements, avec au niveau de l'expression, nombre de formules, bien à lui, qui contiennent ses réactions émotionnelles et interpellent parfois son auditoire. Agacé par les réserves de son ou de ses interlocuteurs, ils les invite soudain à ne pas sombrer dans le formalisme … Pris de court ou en retard sur un sujet, il avoue en riant être débordé et ne plus maîtriser le système...
Il lui arrive, parfois, d'avoir de curieuses réactions concernant un mot ou une conclusion d'une note.
Ainsi, cette anecdote concernant une étude dans laquelle, au niveau de ma conclusion, je précise, entre autres, le rôle et les responsabilités des différents services concernés d'un organisme lors de l'exécution d'une procédure. Ainsi, il se montre soudain irrité par l'emploi du mot « responsabilité » utilisé dans cette note et m'en fait, durant cinq minutes, une pendule. Un peu interloqué, un peu amusé, mais ouvert à changer de terme, je lui propose de simplement fixer les rôles. En réponse, il me demande carrément de sortir cette note sans les conclusions. Je lui fais part de mes réserves mais lui répond que je vais suivre sa consigne. Calmé, il me confirme que, par ailleurs, mon étude lui donne entièrement satisfaction.
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