Au hangar, où à mon grand soulagement, chaque service s'installe sans problème, outre quelques visites journalières de B 707 et B 747, la dernière décade a été consacrée à familiariser les équipes de production avec les moyens (docks de queue, ponts roulants, sécurité de manœuvre des portes du hangar), les différents positionnements avions possibles dans le hangar (positions repérés au sol), les circulations sur la zone et les mouvements avions entre la zone industrielle et l'escale.

L'affaire se met en route harmonieusement, mais l'essentiel, que chacun a en tête, c'est l'événement majeur — prévu dans la soirée et nuit du jeudi 31 octobre et le matin du 1er novembre, — qui va marquer la mise en puissance de l'activité aéroportuaire et industrielle de Roissy et signifier une étape marquante et irréversible pour Air France, savoir le basculement sur l'aéroport Charles de Gaulle des deux tiers du trafic et de la flotte3 de la Compagnie.

Ce spectaculaire et parfaitement maîtrisé essaimage nocturne, — dont la date a été arrêtée peu avant le début du programme d'hiver qui démarre le 8 novembre —, double, d'un jour à l'autre, le volume de trafic de Roissy. Moment solennel pour tous, singulièrement émouvant pour ceux, d'ADP et d'Air France qui, quels que soient leur poste et leur rang, ont une fois de plus, par leurs qualifications et efforts conjoints, permis avec compétence et enthousiasme, cette importante évolution et assuré la continuité aéronautique. Très grande émotion quand, au matin, apparaissent sur les écrans de la régulation, tous les vols désormais au départ de CDG et que s'établissent, à la fois progressivement et harmonieusement, les nouveaux volumes intéressant les mouvements, et les communications entre les service du petit entretien avec l'escale et la régulation centrale (DT-HU), centre de contrôle opérationnel — bases et escales — de la totalité du trafic opéré par Air France.

Les liaisons avec l'escale — chef de centre Guy Peltier, chef de la division avions Jacques Bankir, et subdivision entretien en piste animée par Jean-Pierre Aragnetti et son adjoint Daniel Masson — se rôdent rapidement. Guy Peltier, en liaison avec les responsables ADP de Roissy, consacre une large part de son énergie pour améliorer les résultats intéressant le nouveau système de traitement des bagages (réseau de chariots à bagages tractés de manière automatique de l'avion jusqu'aux tapis ou carrousels de livraisons), système abandonné par la suite en raison de sa lenteur.

Au hangar, la cellule H 1-2 (sud) est dévolue au B 747 traitée soit en position axiale arrière, soit en position biaise avant, tandis que la cellule H 1-1 (Nord) peut abriter jusqu'à trois B 707 ( un à l'arrière, deux à l'avant de la cellule). Dans le hangar, ont donc lieu les visites T2 + quart de bloc et l'entretien commercial des cabines du B 747 ainsi que les visites T1 et T2 des Boeing 707 et B 727.

Compte tenu de l'occupation du hangar, et en fonction à la fois des travaux à faire et des conditions climatiques, dès le printemps mil neuf cent soixante-quinze, certaines visites journalières (VJ) des B 747 sont exécutées soit à l'escale (le temps nécessaire à un tractage aller et retour est alors économisé moyennant le déplacement de trois intervenants), soit en zone industrielle, mais à l'extérieur du hangar, traitées avec utilisation des abris réacteurs (VJ avec, par exemple, remplacement sur un moteur d'une vanne de démarrage, travaux ayant nécessités le mouvement de l'appareil en zone DM lié à l'obligation d'un essai moteur après remplacement d'un équipement).

Pour les interventions sur l'ensemble des flottes basées à CDG, la division DM.QR dispose d'une douzaine de contremaîtres qui assurent par rotation, 7/7 jours, le commandement des équipes en horaire 3X8. Pour animer l'organisme, Gilles Decroix est assisté de deux ingénieurs d'entretien, Daniel Foucrey et Bernard Alexandre.

Ces deux gadzards, dont l'horaire de travail couvre les week-ends, sont principalement chargés de veiller, pour la part direction du matériel (DM), à la régularité des vols. En conséquence, en plus du suivi d'information effectué à la régulation du département, ils assistent à tous les départs en vol des appareils traités — appareils à la passerelle, mis en service après une intervention du département petit entretien avions (que ce soit au hangar

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