Côté préparation, avec Roger Clavel, homme aimable et timide, praticien compétent, vieux routier du petit entretien (visites programmées et chantier de tous types), et son assistant Louis Raynal (copain de promotion, de chambrée en internat, et de « révolte » à Barèges), praticien expérimenté, très précis et sourcilleux de la préparation matières, aux dossiers correctement tenus, le « travailler ensemble » c'est très naturellement établi.

Le magasin — 900 m² de matériels spécifiques et révisables en dépôt, intéressant les différentes flottes traitées, y compris les équipements dont la gestion est répartie entre les membres du groupe ATLAS, est sous la responsabilité de Jacques Brochot, agent de maîtrise compétent, expérimenté, vif d'esprit, qui a son équipe de magasiniers bien en mains. Bon connaisseur des procédures, fortement sollicité, amateur de travail bien fait et d'informations correctement traitées, Brochot, — cheveux blonds cendrés frisés, déjà clairsemés, au-dessus d'un visage en lame de couteau éclairés par deux yeux bleus pétillant d'intelligence et malice — se cabre à chaque fois qu'il doit digérer les erreurs des uns et des autres. Sachant l'ingratitude de ses tâches et l'importance de ses relations avec l'ensemble des organismes fournisseurs, pour lui montrer ma considération pour le rôle important qu'est le sien, je l'associe systématiquement aux séances de travail tenues avec Clavel et Raynal.

Le service regroupant les moyens généraux et le personnel de manutention des avions placé sous le commandement de Guy Lebesnerais, — jeune promu, appartenant précédemment au Centre de Révision de Courbevoie, et dixit lui-même, « souche normande, tempérament hépatique » — fait face à une charge de travail importante de mouvements avions, tant en zone d'entretien — du fait des positionnements non axiaux en avant des cellules – qu'en liaisons avec l'escale.

Par ailleurs, parmi les chauffeurs de tracteurs avions, appartenant précédemment à l'équipe Rousset d'Orly (déjà évoqué dans la précédente chronique) et mutés à Roissy, deux voire trois éléments posent problème sur le plan disciplinaire. Pour maîtriser cette situation, Lebesnerais, est assisté du chef d'équipe Francis Tarrier, et dispose de chefs de groupe de qualité, dont l'exceptionnel Michel Vigneron, chauffeur et formateur de très grande compétence, agent courageux toujours disponible, leader incontesté de la profession et homme de très grande droiture. Lebesnerais exerce un contrôle journalier attentif sur l'activité et l'utilisation des imposants tracteurs Secmafer d'origine française (affectés aux B 747) et des Paymover américains utilisés pour les autres flottes.

Concernant la fonction « formation et sécurité », Servières, homme compétent, et responsable jouit d'une autonomie totale pour tout ce qui concerne la formation. Par contre, j'apprécie et conduit avec lui, toutes les questions intéressant la sécurité dont je m'entretiens systématiquement avec le chef de département.

D'une façon générale, et pour différentes raisons (d'abord les exigences du métier, mais aussi les fortes personnalités des chefs de division), je tiens à maintenir des liens très étroits — touchant à la fois l'information, le traitement et, chaque fois que nécessaire, l'exploitation sous forme de note de services production, des situations et difficultés rencontrées — avec tous « mes » responsables de service, et à travailler avec eux, bénéficier de leur expérience et la mettre en valeur, écouter leurs remarques, les encourager, apporter, si possible mon petit plus, et enfin, assurer une rigoureuse rédaction des procédures, fixant tâches et responsabilités des intervenants, dont je veille à faire lire le texte à chaque partie concernée, avant émission. Dans ces conditions, pour tous, les journées de travail se déroulent assez rapidement, dans une dynamique commune agréable et avec efficacité.

En sus de notre échange matinal journalier, je rends régulièrement compte à Noat, des événements significatifs et des suites données, et quand nécessaire, lui propose des courriers à sa signature. Le chef de département, peu enclin aux pertes de temps, semble apprécier cette façon de fonctionner.

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