Presque simultanément à la prise de poste de Gérard de Féraudy à Roissy, Claude Kientz est nommé sous-directeur du matériel en remplacement de Claude David, nommé sous-directeur à l'économie.

Peu après sa prise de fonction, Kientz, dans un souci de cohérence, demande à ce que le magasin, le service approvisionnement et le groupe « outillages » demeurés affectés à la division Concorde, me soient rattachés.

Dès l'été, — tandis que le hangar H3 de Roissy, en cours de construction depuis un an, doit offrir une cellule opérationnelle dès l'hiver 1979/1980, alors que depuis 1977, 70 % du trafic de l'A 300 est centré sur CDG, et qu'interviennent l'arrêt des B 707 A et l'hypothèse de mise en service dès 1979, d'une flotte B 737 d'une dizaine d'exemplaires, évoquée totalement centrée sur CDG —, Kientz, en fonction des futurs programmes d'exploitation, se préoccupe de l'évolution des activités de petit entretien à Roissy-CDG.

Sous la coordination de Gérard de Féraudy, avec pour interlocuteurs, concernant les choix et appréciations, un groupe de six personnes comprenant Jean Gay et Emmanuel Michal au titre Concorde, Jean Miquel, Raymond Steiner et Claude Groff au titre Boeing 747, et Roger Lebras en qualité d'adjoint contrôle de qualité, il me charge d'une étude (points caractéristiques des flottes, responsabilités de gestion technique et d'approvisionnement, charges de travail, qualifications, effectifs, organisation) concernant l'évolution du petit entretien à CDG.

Le 6 septembre, sous la présidence de Kientz, cinq formules sont examinées. La formule qui est retenue — laquelle s'accorde avec les solutions envisageables à Orly, se montre soucieuse des moyens existants (personnel, installations fixes, aménagements fonctionnels), et poursuit l'objectif à terme d'aboutir à des unités de production équilibrées bénéficiant d'une implantation correcte et d'un équipement industriel convenable — vise, en un premier temps à confier à la division en charge des avions Boeing, — laquelle traite déjà les visites journalières et T1 de l'A 300 —, la réalisation des visites T2+1/4 de bloc de cette flotte. Cette formule transitoire, s'accorde avec l'objectif de transfert ultérieur de la flotte A 300 de la division Boeing à une division « avions français » regroupant alors Concorde et A 300.

L'étude, réalisée à partir de la formule retenue et des orientations envisagées à terme, examine en détails les transferts intermédiaires et à terme envisagés ainsi que leur phasage, propose la future organisation du département (fonctions et organigramme), et l'implantation successive des activités. En deux gammes-objectifs, l'une pour la fonction personnel, l'autre pour l'équipement industriel et l'implantation des activités, elle résume l'ensemble des opérations envisagées. Par ailleurs des gammes établies par activité et distribuées à chaque chef de service concerné, permettront de suivre les réalisations des opérations planifiées. De même, chaque chef de service disposera de son organigramme de façon à suivre son effectif en place et à venir.

Émise fin octobre mil neuf cent soixante dix-sept, l'importante étude, — 20 pages de texte et 17 tableaux en annexe — fruit d'un intense travail de réflexion et calculs, d'échanges avec le groupe de travail —, réalisée en moins de deux mois, — avec le concours de Jean-Claude Johannet, ingénieur d'entretien qui réalisa une part importante des annexes —, et avalisée par de Féraudy, fût diffusée, en copie, à Jean Loviny, chef du département Méthodes et Moyens de production de la direction du matériel, département normalement « conducteur » de ce type d'étude.

Fin mars mil neuf cent soixante dix-huit, cette étude, me vaudra une lettre de félicitations avec supplément au taux supérieur de la prime de gestion, signée de Max Ravier, directeur du matériel.

Me remettant cette lettre, laconique, de Féraudy me précise que pour sa part, il m'aurait plutôt offert un séjour de quinze jours à l'hôtel Méridien des Seychelles.

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