Au sol, les collèges employés, agents, maîtrise et cadres des trois principaux syndicats (CGT, FO, et CFDT) sont, chacune, influentes. La filière associant à la fois Franc Maçonnerie, Parti socialiste et syndicat Force Ouvrière est fort puissante aux niveaux maîtrise et cadres, tout en veillant, pour l'essentiel, à la qualité de ceux qu'elle appuie. Des groupes successifs, rassemblant principalement des ingénieurs, se succèdent à la tête de la CGC, utilisant parfois, au profit de quelques-uns, le fort pouvoir syndical de la centrale. De leur côté, les gaullistes et le RPR, sont toujours susceptibles de peser sur une décision intéressant tel adhérent. Les uns et/ou les autres, à l'occasion d'une commission paritaire d'avancement ou de promotion, sont souvent susceptibles, de dire un mot favorable et de plaider, donc d'influencer, au bénéfice d'un des leurs.

Il serait cependant inexact et injuste d'imaginer que tous les adhérents d'un parti, d'un syndicat ou d'une obédience sont " à la mangeoire ". Nombre d'agents engagés observent, au delà de leur choix, une attitude tout à fait réservée. Par ailleurs, la Franc-Maçonnerie si souvent citée, par son action, travaille également au maintien d'un véritable esprit et d'une solidarité " compagnie ".

Dans ces conditions, sur le terme, on peut considérer que les différentes forces s'équilibrent, et au total, compte tenu d'un pas d'avancement normal, de quatre ans, pour les personnels de chaque catégorie, la majorité sinon chacun y retrouve son compte. Et ce, d'autant qu'à bien observer les résultats, la compagnie est, au global, plutôt généreuse en matière d'avancement et de promotion.

Sauf que, les choses ne sont pas si simples et, qu'en examinant plus précisément la situation entre directions, et même à l'intérieur de chaque direction, on découvre un certain nombre d'incohérences, d'aberrations et finalement d'injustices, touchant les avancements et promotions, la capacité de tel qui a été promu, ou la facilité de tel autre à atteindre tel poste.

Ainsi des professionnels metteurs au point, ayant fait fonction chefs d'équipe durant de nombreuses années, situation qui a largement existé jusqu'à la fin des années 1960..

Ainsi d'un cadre, capable et objectif, qui muté de la direction du Personnel (Maine Montparnasse) à la direction du Matériel à Orly, découvre et témoigne qu'à la même catégorie, sa charge de travail et ses responsabilités ont presque doublées.

Ainsi de la sélection des agents désignés pour bénéficier de l'enseignement (cursus ingénieur) du CÉSI. D'une part aucune publicité n'a été faite concernant cette formule dont j'apprendrai l'existence quatre ans après son démarrage. D'autre part, les trois conditions requises pour être sélectionné (très bon dossier professionnel, aptitude et niveau pour reprise des études, avoir tenu un poste avec commandement), non respectées pour 90 % des cas.

L'un des bénéficiaires de la formule, incertain de sa sélection, racontait en privé qu'il avait attendu que le sous-directeur Henri Macé soit en congés pour faire avaliser son dossier par l'intérimaire au poste de sous-directeur.

Toujours à l'intérieur de la population du CÉSI, concernant des propositions à un avancement exceptionnel, retenues ou refusées sur le motif prétendu d'âge vs potentiel de carrière.

Ainsi des promotions des gens prenant un poste de tel niveau à Roissy. Promotion, avant prise de poste à la direction du Fret, Prime de Majoration Exceptionnelle, arrachée de justesse, pour la direction du Matériel.

Ainsi des promotions accélérées, en affectation chez un tiers, par le biais de l'échelle de paiement, tandis que les cadres mutés à Toulouse, pour une durée maximale de cinq ans (donc sans possibilité d'investir sur place), doivent (sauf le chef de centre logé par la compagnie) payer environ 40 % de leur loyer.

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