ANNEXE B - 4/4

Quels merveilleux résultats ne pourrait-on pas obtenir si tous les malades venaient d'abord à l'A.R.T, que, dans tous les cas, on associerait, en tant que de besoin, aux autres thérapeutiques classiques tel le pneumothorax par exemple, car contrairement aux dires du Professeur Bezançon, les médecins appliquant l'A.R.T, n'ont jamais prétendu que c'était une médication exclusive et " qu'il n'est plus besoin de longues cures en sanatorium, de traitement prolongé par un pneumothorax et que quelques piqûres de vaccin sont suffisantes pour guérir, tous les tuberculeux miraculeusement ".

Cette affirmation pourrait, en effet, jeter le désarroi dans nos sanas et nuire aux malades. Les expérimentateurs de l'A.R.T ont néanmoins le droit de penser et de croire que le séjour en sana serait abrégé, quelquefois évité, et qu'un pneumothorax, épaulé par le vaccin, entraînerait moins souvent de bilatérisations graves, mettant dans l'angoisse et l'affolement malades et médecins.

Le professeur Bezançon ne concède-t-il pas lui-même que " les bacilles tuberculeux dont fait partie le bacille de tortue secrètent une paratuberculine " ? Si le mot miracle a parfois été prononcé, il l'a été par certains malades, qui, après de longs et pénibles traitements classiques, condamnés par tous les médecins, ont été guéris par le bacille de tortue.

D'autre part, le professeur Bezançon écrit que " les hommes de sa génération ne peuvent accepter que, sans preuve, sur de simples observations de malades, on remette en discussion... etc.".

Alors, comment peut-on ignorer les expérimentations pratiquées à l'hôpital Saint-Louis dans le service du Docteur Flandin ? Comment peut-on ignorer la thèse du docteur Thorel ? Comment peut-on ignorer les communications qui ont été faites, en particulier la communication du Docteur Richard à la Société de médecine de Paris, le 27 octobre 1945 ?

À ce sujet d'ailleurs, il y a lieu de s'étonner du retard apporté à la parution de la dite communication au Bulletin de la Société de médecine de Paris. On devait apprendre que "l'opportunité de l'insertion" avait été soulevée et que le comité de lecture avait été saisi. À l'unanimité le Comité se prononça pour l'insertion, mais j'ignore quels arguments ont pu donner à leur geste ceux qui formulèrent cette réserve quant à la parution...

Ndr : Comment ignorer également, les expérimentations du Docteur Georges Petit, Vice-Président de la Commission des Hospices d'Orléans, expérimentations conduites en accord avec les membres du Conseil d'Administration de l'hôpital mais qui ont été interrompues après plainte des praticiens de ville d'Orléans sur motif que le vaccin A.R.T n'était pas homologué en France...

Le Docteur Amestoy développe ensuite les observations intéressant le suivi dans le temps de plusieurs cas importants traités, avant de conclure :

« Eh bien ! s'il est prouvé que l'A.R.T guérit, qu'il peut guérir seul des malades chez qui toute thérapeutique a échoué et si par surcroît, il est totalement inoffensif, n'est-ce pas un devoir pour tout médecin de l'appliquer systématiquement à tous les malades, associé ou non, selon les cas à traiter, aux autres thérapeutiques ?
Pour le moment, je considère l'A.R.T comme une médication majeure de la plus haute valeur, mais non exclusive, et, en ce sens, il ne peut et il ne doit y avoir divergences de vues entre médecins uniquement soucieux de travailler à la guérison de leurs malades.
»

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