AU DELÀ DES BOUCHURES
Ce dernier et important investissement faisait ainsi disparaître les servitudes, contraintes et risques éventuels précédents liés aux longueurs de tuyauteries d'air comprimé qui "traînaient" dans le hangar et les contraintes ( manutention, occupation de place et bruit) dues à l'utilisation de puissants et encombrants groupes électrogènes mobiles.
Par ailleurs, selon l'occupation prévue du hangar, sa surface et sa géométrie au sol peuvent être optimisées par des simulations successives envisageant l'occupation ponctuelle par différents types d'appareils, en positions avant ou arrière, axiales ou biaises. Ce problème a particulièrement été d'actualité au démarrage de Roissy avec les cellules 1 et 2 du H1, hangar de hauteur 23m sous entrait de ferme, (cellules destinées au tout départ à abriter outre tout le petit entretien des B 747, une partie du PE des B 707, des B 727 et des A 300 parfois un SE 210 ) et avec la cellule 3 de ce même H1 accueillant au départ Concorde, puis en 1978, la part principale du petit entretien, dont les visites bloc, de l'A-300. C'est ainsi qu'une dépense d'étude portant sur ce point (qui déterminait la surface finale du hangar et les couvertures des poutres roulantes au bénéfice de l'ensemble des positions avions/toutes flottes ), dépense inférieure à 300.000 francs, a procurée une moindre dépense de surface à construire estimée à plus de 5 millions de francs,.. par cellule.
Mis en service le 13 mars 1974, date d'ouverture de l'aéroport, il comporte en première phase, le bâtiment central en béton armé ( annexe) et 2 cellules adjacentes ( cellule 1 au nord, cellule 2 au sud ). La seconde phase comporte une 3ème cellule, adjacente à la cellule n° 2, qui sera mise en service en octobre 1975. L'ensemble constitue un parallélépipède rectangle de l:285 m, par 132 m et hauteur hors-tout 31,30 m. L'annexe est de 33m de largeur: cette dimension a été déterminée en tenant compte du parti de construction en béton et des espaces nécessaires pour le traitement des fauteuils tri-places du B 747, activité prévue en 1er étage d'annexe ( après déchargement des fauteuils par la porte arrière de l'avion via la passerelle en béton (hauteur 5 m), prévue en partie arrière de la cellule H1-1). La largeur libre des cellules, au niveau des ailes est de 80m au droit des portiques métalliques. La couverture est constituée par un support en bacs d'acier nervurés avec isolation et étanchéité multicouche; des lanterneaux, en plaques polyester cintrés, assurent (pour un tiers de la surface) l'éclairage zénithal des 3 cellules.
Chaque cellule est fermée par 3 grandes portes de 27 m de longueur et 23m de hauteur, constituée, chacune, de 2 vantaux attelés ensemble. Les portes roulent sur 6 cours de rails parallèles distants de 0,70m fixés sur une longrine support de rails en béton armé de 4,70m de largeur et prévue de 366m de longueur en phase finale. La commande de chaque porte est individuelle, avec accompagnement obligatoire d'un agent.
Chaque cellule est desservie par 3 poutres roulantes d'une charge utile de 7500 daN, qui couvrent la quasi totalité de la surface, et par des nacelles, installées en partie arrière de hangars (au-dessus des plates formes de niveau 5 m déjà évoquées) destinées aux accès du plan fixe vertical, de la dérive et de la gouverne de direction du B 747.
La détection incendie des cellules et de l'annexe est assurée par 3 types de détecteurs ( flamme, fumée et thermovélocinétique ). La protection de l'ensemble, au delà des moyens de 1ère intervention ( lance à mains avec mousse à faible foisonnement, extincteurs à CO2 ), bénéficie de pulvérisateurs à mousse ( sprinklers ), placés en couverture( 1 pour 10 m2 ) et alimentés en eau à partir de la centrale des fluides de la zone industrielle A.F sise à l'arrière du hangar H1.
Les cellules sont chauffées uniquement par des panneaux rayonnants situés à 26 m du sol et alimentés en eau surchauffée à 160°C à partir de la centrale AdP de l'aéroport de Roissy. Les locaux en annexe sont ventilés et chauffés par air pulsé avec appoint et régulation par radiateurs alimentés en eau chaude à 90°C à partir d'une sous- station AdP installée en sous-sol d'annexe.
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