J'ai quitté l'hôpital de Créteil pour le sanatorium de la Grange sur le Mont, deux jours après, sans revoir Sœur Marie-Ange.

J'ai mis sous verre, et toujours conservé son poème. Durant ma vie, j'ai souvent relu la citation de Saint-Exupéry.

Puis un jour, après quelques années de retraite, j'ai recherché ce qu'étaient devenues les Sœurs de la Charité. J'ai retrouvé leur trace à Tours.

Sœur Marie-Ange, hélas, n'est plus.

Depuis, mais c'est certainement là, diront certains, une faiblesse d'ancien enfant de chœur, je leur envoie chaque année un petit don et cette modeste action de reconnaissance, exprimée tardivement, nous fait respectivement plaisir.

C'est en 1998 que j'ai parlé, par téléphone, au docteur Maurice Amestoy.

Je l'ai remercié une fois de plus de ses soins et, en liaison avec la maladie que j'avais connue, j'ai ensuite évoqué ce qu'avait été ma carrière sur le plan du travail effectué. Il fut à la fois intéressé, et très satisfait.

En maison de retraite près de Marly le Roi, le docteur, qui avait toute sa vie pratiqué la lecture des radiographie, me confia qu'il devenait aveugle. Je fis une discrète allusion au livre de San Michele.

Avant de le quitter, je lui ai renouvelé ma reconnaissance, ma sympathie, et dit aussi ma peine concernant sa vue.

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